Le tilt vient du poker, où un joueur « en tilt » joue mal après une main douloureuse. En trading, c'est l'état où une perte, un mouvement raté ou une mauvaise exécution vous frustre assez pour que les décisions suivantes cessent de suivre le plan. Le tilt commence rarement la journée perdante ; il transforme une journée perdante normale en une grosse.
Les signes que vous êtes en tilt
- Prendre un trade qui n'est pas dans votre playbook, ou sauter la checklist.
- Augmenter la taille pour « se refaire ».
- Rentrer sur le même marché juste après un stop, sans nouveau signal.
- Déplacer ou retirer le stop.
- Trader plus vite : plus de trades par heure que dans n'importe quelle session normale.
Déclencheurs courants
Deux ou trois pertes d'affilée, un stop touché par une mèche avant le mouvement que vous aviez prévu, un gros gagnant rendu, du stress extérieur, un mauvais sommeil. Les déclencheurs sont personnels ; le journal trouve les vôtres.
Une règle qui marche
Décidez à l'avance, avec des chiffres : après deux pertes pleines, ou après une perte supérieure à 1,5R, arrêtez pour la journée ou prenez une pause de 30 minutes loin de l'écran. Une limite de perte journalière est la version dure de la même règle.
Mesurer le tilt
Le tilt se voit plus facilement après coup que sur le moment, enregistrez donc votre état quand vous entrez, pas quand vous relisez. Notez votre calme à l'entrée de 1 (en tilt) à 5 (calme), puis comparez :
Un tableau comme celui-ci (chiffres illustratifs) transforme « je trade moins bien quand je suis énervé » en un coût par trade.
Dans SetupBook
Avec Pro, chaque trade a un champ « État à l'entrée », noté de 1 (en tilt) à 5 (calme), à l'étape 1 du formulaire, et Analyses montre la part d'erreurs par état à l'entrée. Les tags d'erreur « Revenge trade » et « Stop déplacé », qui se posent sur le plan gratuit, mettent avec Pro un coût en argent sur les comportements de tilt les plus courants.